Sur la côte d’Aveiro, Lusipure se procure du Codium tomentosum, une algue siphonée de l’Atlantique. Elle n’est pas récoltée sur le littoral. Elle est cultivée dans le cadre d’un programme exclusif de culture marine certifié biologique, selon des cycles de 11 à 15 semaines.
La distinction entre la cueillette et l'agriculture est au cœur même de cet article.
Pourquoi cultiver une algue qui pousse d'elle-même ?
La cueillette sauvage présente un attrait évident dans le récit d'une marque, mais pose trois problèmes dans la pratique.
- Cela dépend d'une ressource que personne ne gère. La demande augmente, mais le littoral, lui, ne s'étend pas.
- Cela varie. La composition évolue en fonction de la saison, de l'eau et de l'endroit, et une formule ne peut pas tenir compte indéfiniment de ces variations.
- Il est difficile à tracer. Un lot qui ne peut pas être tracé ne peut pas faire l'objet d'un audit.
La culture répond à ces trois problèmes. Elle définit le cycle, rend la composition reproductible et permet d'obtenir un lot dont l'historique est documenté. Elle coûte plus cher et prend plus de temps, ce qui explique sans doute pourquoi elle est rare.
Ce que l'algue transporte
Le Codium tomentosum agit comme une éponge marine pour les minéraux, les acides aminés et les polysaccharides. Ce sont là les composants qui intéressent un formulateur : les minéraux pour les échanges cutanés, les acides aminés en tant qu’éléments constitutifs, et les polysaccharides pour leur capacité à retenir l’eau en surface.
À l'état brut, rien de tout cela n'est directement utilisable. L'algue doit être transformée.
La fermentation et une vitamine que l'algue produit elle-même
Cette transformation s'inscrit dans le cadre de la biotechnologie marine : il s'agit d'une fermentation via un holobionte avec Exiguobacterium marinum, une bactérie qui vit en symbiose avec l'algue plutôt qu'en opposition à celle-ci.
Cette fermentation donne naissance à un principe actif qui produit naturellement de la vitamine B5 endogène. La vitamine B5 est bien connue dans le domaine des soins de la peau sous sa forme synthétique, le D-panthénol. Ici, elle n’est pas ajoutée en fin de formulation. Elle est produite par le système biologique lui-même, ce qui en fait une alternative biotechnologique à la voie de synthèse plutôt qu’un simple ingrédient de substitution.
Cet ingrédient actif est associé à l'extrait de feuille d'olivier dans Ydrixcell™. Un polysaccharide marin purifié, un extrait d'algue de l'Atlantique et de l'acide hyaluronique à triple poids moléculaire constituent le deuxième complexe, Trihelixsea™.
La terre et l'océan, c'est un choix
Lusipure s'appuie sur deux sources de matières premières, qui n'ont pas été choisies par souci de symétrie. La feuille d'olivier de Trás-os-Montes apporte des polyphénols et une protection contre le stress oxydatif. L'algue atlantique d'Aveiro apporte des minéraux, des acides aminés et favorise la rétention d'eau. L'une ne remplace pas l'autre, et aucune des deux n'a de rapport avec un littoral.
Les deux suivent le même parcours : une matière première certifiée biologique, une transformation documentée et une formule qui est ensuite évaluée en fonction de ses propres résultats.